Démarche

Le fil conducteur de ma création porte sur le questionnement du territoire intérieur (humain et invisible) ou extérieur (nature et visible). Le territoire est parfois miné, abusé, pollué et souvent esthétisé afin de camoufler une réalité.

Le territoire humain et nature est évoqué par deux entités qui cohabitent dans le même univers possédant tout deux des fonctions distinctes et parfois antagoniques. La nature, le langage brut, est représentée, par la flore, la faune et l’environnement en général. Elle suit son cycle par instinct de survie. L’humain, le langage esthétique, est guidé par l’instinct de survie, mais également, est confronté à sa propre évolution tant au point de vue économique, social et spirituel. Ces choix sont souvent questionnables et deviennent une source d’inspiration!

C’est à l’aide de ces deux langages, le brut et l’esthétique, la matière et la couleur, la nature et la culture que je désire comprendre, confronter et embellir. Je me considère comme un miroir sociétal qui montre une tendance à camoufler la réalité par l’esthétisant.

Militante performative, mes performances écoféministes tissent une trame paradoxale de notre courte existence souvent guidées par un désir d’équité envers la nature et la femme. Mes photographies, point de départ de mes peintures, témoignent d’un moment de vérité, de la nature dévastée et de déchets abandonnés. Je contribue en peinture sur ces images afin de décontaminer de manière symbolique et ainsi intervenir avec le langage plastique afin de mettre un diachylon sur un monde cicatrice et entamé un processus de guérison par l’art. Ces œuvres en mixtes médias surprennent par le mouvement et la sursaturation des couleurs.